Premières failles et premières dérives…
Dans le prolongement de mon édito du mois dernier, le déroulement des séances du conseil municipal et le comportement des élus reflètent l’état d’esprit qui y règne et le style qui est donné dans la manière de gérer la commune.
À peine trois mois après l’installation des élus issus de la dernière élection municipale, une adjointe démissionne de sa fonction, en restant conseillère. Déjà adjointe dans la mandature précédente, la raison officielle est la charge de travail.
La conséquence de cette démission, que n’avait pas prévue Madame le Maire, a été d’entraîner la démission des cinq adjoints afin que la parité soit respectée (une femme doit être remplacée par une femme).
Le conseil a donc dû voter à nouveau pour élire les cinq adjoints, dans un ordre respectant la parité.
Deuxième conséquence, il a fallu voter pour réélire les cinq conseillers municipaux délégués.
Comme l’a souligné l’un des élus de la seconde liste d’opposition, une commune de la taille de Semussac a-t-elle besoin de cinq adjoints et de cinq conseillers délégués, tous rémunérés ?
Il ne s’agit pas de porter un jugement sur les personnes mais sur l’utilité réelle de ces postes.
En ce qui concerne notre groupe, nous ne remettons pas en cause le nombre des adjoints mais nous émettons un doute sur l’utilité des délégués : un délégué au cimetière ? Un au parc naturel à l’état de projet ? Un autre délégué à la voirie alors qu’il y a un adjoint pour ce même poste ? Sont-ils vraiment nécessaires ?
Par ailleurs, une opposition très nette de notre part est apparue dans une décision imposée dans la communication faite par les associations sur l’espace public (panneaux, banderoles etc…). Il n’y a eu aucune concertation préalable avant d’imposer un règlement très restrictif et ne tenant pas compte des réalités dictées par certains évènements ou manifestations. Tout ne peut pas être mis dans le même corset !
Ma conception de la gestion municipale prend ici tout son sens : avant de décider, voire d’imposer, il doit y avoir une phase d’écoute et de réflexion. On ne peut pas avoir raison contre tout le monde.
Ce sont des signes qui ne trompent pas.
Pour terminer, je me permets de rappeler à chacun que nous devons avoir une attitude de citoyen responsable et solidaire face à ces canicules que nous subissons à répétition.
Soyons attentifs et tournés vers les plus vulnérables. La solidarité des uns envers les autres ne doit pas être un simple mot pour se donner bonne conscience mais doit se concrétiser dans les actes quand les circonstances l’exigent.
Bonnes vacances estivales à toutes et à tous.
Bien cordialement,

